Entorse de cheville
luxation épaule

C'est Quoi ?

 

Une entorse de cheville correspond toujours à une lésion d'étirement d'un ligament (hauban qui relie deux os) suite à un "hyper-mouvement" anormal en inversion dans 90% des cas (le pied part en dedans - cf. schéma de gauche) ou en éversion dans 10 % des cas (le pied part en dehors - cf. schéma de droite). Ce traumatisme ne passe jamais inaperçu et est toujours initialement douloureux. De la simple distension ligamentaire à sa rupture, l'importance des lésions définira le grade de l'entorse et sa prise en charge.

 

Quand Consulter ?

 

Si, lors du traumatisme, la douleur est syncopale et/ou contemporaine d'un craquement avec apparition d'une tuméfaction importante dans les minutes qui suivent, une consultation médicale rapide s'impose.

A défaut, l'impossibilité de marcher au 5° jour, la persistance d'une douleur vive ou l'apparition d'une ecchymose (bleu) importante doit faire envisager une consultation spécialisée et à minima la mise en place d'un traitement par de la kinésithérapie.

 

 

Que Faire ?

 

Juste après le traumatisme : arrêt du sport, glaçage, antalgiques et compression par un bandage.

Si vous avez entre 18 et 55 ans et s'il vous est possible de faire au moins quatre pas, la radiologie n'est pas systématique. Dans le cas inverse, une radiographie voire, exceptionnellement, une échographie ou une I.R.M. peuvent être prescrites. Ces examens permettront de confirmer le diagnostic et d'éliminer une lésion associée. Sauf en cas de fracture, l'immobilisation stricte par un "plâtre" est délétère.

La kinésithérapie, qui doit commencer le plus tôt possible, est le traitement clé de l'entorse de la cheville. Elle vise à calmer la douleur, permettre la cicatrisation des tissus, restaurer les amplitudes articulaires et surtout diminuer le risque de récidives en travaillant au renforcement musculaire des stabilisateurs de la cheville et à la "reprogammation" des récepteurs ligamentaire à l'étirement (proprioception).

Pour Aller Plus Loin

 

La prévention vise à améliorer la stabilité de la cheville. Elle doit concerner l'ensemble de la chaîne qui lutte contre la récidive de l'entorse : de la perception inconsciente du début du mouvement anormal qui précède l'entorse  (travail de proprioception) au renforcement des muscles stabilisateurs de la cheville.

Les séquelles à type de douleur ou de limitation de l'amplitude articulaire doivent faire l'objet d'un examen médical particulier à la recherche de lésions cartilagineuses, de fractures ou de lésions ligamentaires associées passées inapercues.

Pour le jeune adolescent, l'immaturité de la structure osseuse, impose la réalisation de radiographies et le plus souvent une immobilisation de trois semaines. En effet, à cet âge, c'est souvent le cartilage de conjugaison osseux qui est lésé plutôt que les ligaments. Il s'agit en fait d'une fracture particulière (Fracture de Salter) plutôt que d'une véritable entorse .

En Bref !

 

L'entorse de cheville est une pathologie fréquente (> 6 000/jour en France). Même pour celles étiquetées de "bénignes", une attention particulière doit être portée afin qu'elles ne récidivent pas. En dessous de 18 ans et au-dessus de 55 ans, la réalisation d'une radiographie est nécessaire.

Institut Médical Sport Santé

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